[Poésie] Ils avaient un Prénom – Marie Kléber

Aujourd’hui, on va parler poésie, et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de mon amie Marie, qui a sorti son second recueil il y a peu. Le premier, L’Essence de l’Etre, dont je vous parlais ici, était une introspection et un voyage intérieur tout en finesse, cette fois elle s’attaque à un sujet extérieur et difficile : les attentats de Paris. Enfin, quand je dis qu’elle s’y attaque, je devrais dire que ces événements ont guidé sa plume et lui ont sans doute presque arraché ces lignes.

Ils avaient un Prénom

Ils avaient un Prénom. C’est un livre hommage, un recueil destinés à tous ceux qui ont été touchés par les événements, de Paris ou d’ailleurs, de loin ou de près. Mais toujours avec la lumière de Marie qui éclaire l’ensemble. Elle m’a fait le cadeau de mettre un de mes textes sur la Lumière, justement, en guise de préface. Une fierté de voir mes mots mêlés aux siens, surtout ceux-là.

Ce second recueil est présenté en plusieurs parties, des nuances de couleurs qui donnent le ton.

Rouge sang, ou la vérité crue du sang répandu.

Gris cendre, ou l’après. Pour ceux qui restent, pour ceux qui pleurent, pour ceux qui ont survécu. Mais aussi pour ceux qui assistent, impuissants, à la folie de quelqu’un qu’ils aiment. La Lettre à mon Fils, qui rappellera à chaque mère cette peur d’avoir donné la vie à son enfant dans un monde bien trop fou pour ça.

Coup d’œil à gauche

Hier matin

Je prends ta main

Coup d’œil à droite

Demain matin

Cœur orphelin.

(Mausolée)

Un poème m’a chavirée, Asphalte, sans doute mon préféré même s’il est terrible.

Nuances, ou un petit rappel. Une remise en perspective de ce que vivent des milliers de réfugiés chaque jour, pour qui ce genre d’horreur est le lot quotidien avant la fuite.

Noir animal, ou l’autre côté. Celui de ceux qui n’ont plus de lumière dans leur cœur.

Regarde-moi

M’éteindre lentement

A la faveur de ta démence

Dernier témoin tragique

De ton parcours

De fanatique

(Fanatique)

La dualité des sentiments, les vies brisées de leurs familles, victimes collatérales de ce choix.

Vert opaline, ou l’espoir. Evidemment, Marie est porteuse d’espoir, il est profondément ancré en elle. L’ouverture sur l’autre, l’Amour, elle aurait aussi bien pu lui donner son prénom à cette partie.

Ils avaient un prénom, pour conclure. Et terminer par eux.

J’ai peur d’en dire trop, et pas assez en même temps. Bref, vous l’aurez compris, c’est encore une fois réussi. Subtil, intelligent, doux malgré tout. Du Marie, finalement.

Alors, foncez, d’autant que le produit des ventes est reversé à une association, IMAD pour la Jeunesse et la Paix. Jolie initiative, jolis mots, jolie Lumière… Comme quoi, il y a toujours une lueur dans l’obscurité.

Retrouvez le recueil Ils avaient un Prénom sur le site Thebookedition. Et, si vous avez envie de le découvrir, je vous conseille d’aller faire un tour sur le compte Instagram Les Carnets de Laurie, une surprise est prévue !

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Une réflexion sur “[Poésie] Ils avaient un Prénom – Marie Kléber

  1. Marie Kléber dit :

    Dis, j’ai le droit de te dire que tu es ma LUMIERE. Bon je sais je vais te faire pleurer, mais comme ça au moins on sera deux!
    Mille merci ma belle. Tes mots me touchent énormément

    J'aime

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